Un pays qui se tient sage, une réflexion sur l’usage légitime de la violence par l’État

Le 30 Septembre 2020 sortait le film documentaire du journaliste et réalisateur David Dufresne. Soutenu par la Quinzaine des réalisateurs de Cannes, sa réalisation singulière nous plonge dans le débat dramatiquement contemporain des violences policières. Entre témoignages et intervenants pluridisciplinaires, ce long métrage questionne la célèbre définition de Max Weber : « l’État revendique pour son propre compte le monopole de la violence physique légitime ».

@Jou2Fete

À l’entrée du cinéma, un public nombreux, une moyenne d’âge jeune et homogène. Tous les yeux sont rivés sur les vidéos amateures qui font le corps du film d’une heure et demie. La violence y est exacerbée et les images sont éprouvantes, malgré leur omniprésence sur les réseaux sociaux pendant la crise des Gilets Jaunes. L’œuvre de David Dufresne permet
également une mise en perspective internationale sur la liberté d’expression en évoquant notamment la Russie, et les méthodes plus ou moins démocratiques de Vladimir Poutine. À la sortie, le silence teinte l’ambiance générale, un documentaire révoltant mais instructif.

Qualifié « d’œuvre salutaire et nécessaire” par les Inrocks, moteur d’une “prise de conscience générale” pour Télérama, son long métrage engagé rend visible sur grand écran une réalité brute, saisissante. Le créateur du projet Allo Place Beauvau qui a été récompensé par le grand Prix du Jury des Assises internationales du Journalisme crée non seulement une “nouvelle forme de cinéma de vérité”, mais amène à une réflexion collective sur les relations entre la police et la population.

@Jour2Fete

Tout le travail du journaliste s’inscrit d’autant plus actuellement, exposant des droits fondamentaux tels que la liberté d’expression, la liberté de la presse, la liberté de manifestation. Les propositions de loi “Sécurité Globale” visant à interdire la diffusion d’images des fonctionnaires de police ainsi que la loi “Programmation à la recherche” plaçant les manifestations étudiantes au sein des universités dans la case de “délits” créent débat sur ces libertés fondamentales.

Amélia Russo et Loli Lurine

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