« All Cops Are Bastards », c’est la bannière sous laquelle plusieurs milliers de personnes se sont réunies le 13 décembre dernier partout en France. Tandis que les familles s’attablaient il y a quelques jours pour célébrer la naissance de Jésus (dans le strict respect des réglementations gouvernementales, bien-sûr!), c’est autour du culte anti-flic que des milliers de personnes se sont réunies partout en France le 13/12 pour le « ACAB day ». Ponts, hangars, champs ont été réquisitionnés par les fêtards à quelques jours de l’application du couvre-feu sur tout le territoire et en pleine période de manifestations contre la loi de sécurité globale.

Ce soir là, la fête était un geste politique. Il s’agissait d’un acte de protestation contre les violences policières et la répression d’abord, contre les mesures de distanciation sociale imposées par la crise sanitaire ensuite. Tout comme les bals clandestins organisés pendant les guerres, ces événements sont l’occasion de se retrouver, d’échanger et de recréer du lien. Puisque la tendance est à catégoriser entre éléments « essentiels » et « non-essentiels », ces rassemblements nous montrent que le lien social fait bien partie des essentiels. En effet, la jeunesse définie comme responsable de la propagation du virus par les autorités et les médias n’était pas la seule présente à ces rendez-vous. Les fêtards réunis lors de ces événements étaient de tous âges et de tous horizons. Le mot d’ordre était simple : faire la fête ensemble et oublier le temps d’une soirée cette sombre histoire de pandémie mondiale. Logiquement, c’est dans un pays où la culture est à l’agonie que parvient à renaître la contre-culture. Alors que depuis plusieurs années les mouvements de contre-cultures tendaient à s’institutionnaliser (légalisation, labellisation, standardisation, boboisation…), cette situation de crise permet à ce courant de retrouver ses valeurs initiales que sont la transgression, l’anticonformisme, l’éclectisme et le partage. Face aux nombreuses interdictions, seules les actions illégales permettent la tenue d’événements culturels créateurs de liens sociaux, vecteurs de rencontres et d’échanges. C’est pourquoi ces événements touchent en ce moment un public de plus en plus large et désireux de participer à ces moments festifs. Le coeur de la fête n’est pas prêt de s’arrêter de battre… et ce à environ 180 BPM !

Écrit par Adèle Giraud

Publié le 19 janvier 2021

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