
BIS de Nantes 2026
Les 21 et 22 janvier 2026 a eu lieu la Biennale Internationale du Spectacle (BIS) à la Cité de Congrès de Nantes.
Près de 15 000 personnes étaient attendues autour de débats, conférences, discussions et concerts, dans une ambiance particulière, marquée par une forte inquiétude face aux importantes coupes budgétaires touchant le secteur culturel. Créée en 2004 par Nicolas Marc, la Biennale Internationale du Spectacle est installée à Nantes depuis ses débuts. Au fil des éditions, elle s’est imposée comme un espace central de réflexion et d’échange, réunissant artistes, programmateur·rices, institutions, collectivités territoriales, acteurs et actrices indépendant·es, ainsi que des étudiant·es. Étudiant·es du Master IPCI, nous avons saisi l’opportunité de nous rendre à la BIS de Nantes 2026, un rendez-vous phare pour les professionnel·les de la culture.
Notre venue à la BIS
Avant de nous retrouver à Nantes, nous avons dû organiser notre venue et, surtout, récolter des fonds, portés par une forte motivation : découvrir l’ambiance de la BIS et les thématiques qui y sont abordées. Logé·es chez celles et ceux qui ont bien voulu nous accueillir, nous avons démarché plusieurs organismes et organisé des ventes lors de concerts afin de financer les frais engendrés par ce déplacement. Cette organisation collective et cette implication commune nous ont permis de réunir les fonds nécessaires, avec également une participation et le soutien du Master IPCI, que nous remercions.

BIS de Nantes 2026 : un rendez-vous clé pour un secteur culturel en tension
Nous avons vécu à Nantes deux journées intenses, riches en découvertes et particulièrement enrichissantes. La BIS apparaît comme un moment essentiel pour les professionnel·les de la culture, qui peuvent parfois se sentir isolé·es face au manque de soutien institutionnel. C’est un temps de partage et de rassemblement collectif, permettant d’aborder des problématiques communes et de tenter d’imaginer, ensemble, des pistes de solutions. Un des enseignements majeurs de cette édition est l’importance du collectif : pour avoir de l’impact, faire entendre sa voix et provoquer des changements, l’action collective apparaît comme une réponse centrale. La BIS est également l’occasion de rencontrer des personnes partageant nos centres d’intérêt et d’élargir notre réseau professionnel, élément clé dans nos parcours en devenir.
Une expérience formatrice
Cette expérience nous amène à envisager notre avenir professionnel autour d’une vision forte : celle de la culture comme bien commun, qu’il est essentiel de protéger et de soutenir dans l’intérêt collectif. Si le contexte général pèse sur les échanges, les discours entendus cherchent avant tout à faire émerger de la lumière, à ouvrir des perspectives et à esquisser des solutions. Notre présence à Nantes s’inscrit ainsi pleinement dans une démarche de formation par l’expérience. Participer à la BIS nous a permis de mesurer l’importance du collectif dans le champ culturel et de réfléchir à notre place future au sein d’un secteur à défendre, malgré les tensions qui le traversent.
Article signé GAÏA LAPLUME


