Un retour en artifice pour Hien

Le point d’orgue sur le monde en péril.

 

Représentant des graffeurs des années 2000s, initiant de nouvelles formes du street art, Hien fait son retour dans le bordelais après avoir remporté le prix d’art contemporain des Vibrations Urbaines de Pessac en 2016. Cette fois-ci, c’est à l‘institut Bernard Magrez où on peut aller à la découverte de son art jusqu’au 14 octobre.

Le nantais présente par l’exposition Fiction qu’un petit morceau de son Œuvre complexe qui passe par la création numérique, l’impression 3D, des installations d’entre deux de sculpture et peinture pour aboutir à des thèmes de connotation sociétale. Connu pour le conglomérat interformel, de peinture et de formes familières d’enfance, l’artiste  renonce au support conventionnel de la maquette sur table, pour investir de nouveaux espaces. Des voitures renversées dans un univers de citadins en fuite, une grande tache bleu-Kline qui semble être l’incarnation d’un désastre naturel, peuvent encore être vues sur les murs de la gallérie bordelaise.

Reliant, des formes de son enfance à l’univers d’une société menacée, Hien témoigne d’une évolution de son Œuvre qui exprime désormais, une vision sarcastique du monde en péril. La mise en scène de vues à « vol d’oiseau » conçue de décors minutieux, où l’homme est laissé face à son sort, laissent une trace durable dans le mémoire du spectateur. Contemplant son environnement à une autre échelle, ce dernier repense son rôle en tant qu’acteur de la société.

Mariya Ilcheva

Crédit photo : http://www.hien-works.com/ 

 

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