Retour sur l’exposition Keith Allyn

Keith Allyn vit et travaille à New-York. C’est en parcourant la toile que l’équipe de l’Escalier B est interpellé par la photographie d’un glitch de réalité : sur un parking de zone commerciale, une voiture tout droit sortie d’une bande dessinée flashy et futuriste apparaît. Montage, collage ou bug du paysage urbain ?

Intrigué par cette image peu commune, ils finissent par découvrir qu’elle est l’œuvre de Keith Allyn Spencer, et qu’elle ne nécessite aucune intervention en post production.

En peignant des engins loufoques et fluos sur des housses de voitures et en positionnant ces housses sur de vraies véhicules, Keith Allyn Spencer « hack la réel », il « photoshop » la ville.
Il camoufle la réalité sous la sienne, celle qu’il crée et dont il décide les formes couleurs et attributs
Derrière cette série phare se cache un travail vaste où formes et couleurs semblent guider une pratique tant loufoque que riche et variée.
Spencer base sa pratique, à l’instar des artistes de l’Arte Povera, sur des matériaux pauvres et communs. Bâches, produits périssables…..
Qu’ils soient utilisés comme support ou comme élément constitutifs d’une action picturale ces objets sont au centre du processus créatif et de l’esthétique de Spencer.

Il a présenté à Bordeaux des pièces de sa série de housses de voitures réalisées spécialement pour l’exposition ainsi que d’autres pièces produites dans le cadre de sa résidence à l’Escalier B.

L’exposition était visible au rez-de-chaussée du parking Victor Hugo.

Grégoire Chamineaud

Crédit photo : Alex Chamineaud

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